Une fois parvenu au but, celui-ci raconte à Gilgamesh l'histoire du cataclysme, et lui fait comprendre qu'il ne pourra jamais atteindre l'immortalité. Dans le milieu scolaire, l’Épopée semble servir de textes de base divertissants pour l'apprentissage du cunéiforme (apparemment surtout ses premières tablettes), et être étudiée dans son intégralité par les étudiants les plus aguerris. La femme d'Uta-napishti intervient auprès de ce dernier pour qu’il fasse un geste en faveur de Gilgamesh, qui va rentrer bredouille. Alors Enkidu retire ses … Enkidu s'adresse ensuite à Shamash et maudit ceux qui l’ont enlevé à son existence première et l'ont conduit vers la civilisation : le chasseur et surtout la courtisane Shamhat. Lave-toi, parfume-toi, prends ta femme dans tes bras et aime-la. Dans cet extrait vidéo de 24 min. Cette dernière lui offre néanmoins une biographie complète et cohérente à partir de ces précédents. Et partout exploré, — Tablette XI de la version standard, traduction de J. Bottéro[91]. Où que je porte mes pieds Dans ce cas, la question de savoir s'il faut y voir le travail d'un auteur unique reste sans réponse[25]. J.‑C., en particulier dans les textes en sumérien dits de « Lamentations » sur la chute de la troisième dynastie d'Ur[136],[137]. Il a par ailleurs été proposé qu'il y ait une influence littéraire du passage de l’Épopée relatant le combat entre Gilgamesh et Enkidu sur un autre passage de la Genèse, celui du combat de Jacob[147]. J.-C., qui le mentionne ainsi qu'Enkidu et Humbaba, parmi une liste de grands personnages de la tradition mésopotamienne[95]. Elle joue elle aussi le rôle de femme sage, prodiguant des conseils de bon sens à Gilgamesh, et c'est peut-être une déesse secondaire de la sagesse[132]. Exténué, mais apaisé, Par le Chemin, à l'aller sans retour ; Depuis, de nouvelles tablettes exhumées sur des sites de Mésopotamie et du Moyen-Orient ont permis d'améliorer la compréhension de l’œuvre, bien qu'elle ne soit pas connue dans son intégralité. Ensuite, la connaissance de l’Épopée de Gilgamesh n'est pas figée. Le récit commence par présenter Gilgamesh, roi de la cité d'Uruk, personnage sans égal par sa force et sa prestance, mais qui se comporte de façon tyrannique envers ses sujets, qui s'en plaignent aux grands dieux. [Tel un orchestre (?)] La question de savoir s'il y a vraiment une relation homosexuelle sous-entendue dans le texte, ou bien s'il s'agit plutôt d'emprunts littéraires au vocabulaire de l'amour pour caractériser une relation amicale, est discutée[124]. Un bloc de pierre à chaux qui cause l'effondrement d'un mur de pierre ; Ce travail s'appuie sur l'ensemble des textes cunéiformes concernant l'épopée, souvent … Rejoindre Uta-napishti, La réception de l’Épopée de Gilgamesh pendant les quarante premières années après sa découverte est dominée par la théologie et l'histoire des religions : l’Épopée intéresse essentiellement pour les parallèles qu'elle rend possibles avec la Bible, en particulier l'histoire du Déluge. Je ne veux plus dormir dans mon palais, je ne veux plus dormir dans la ville depuis que la Mort a su y trouver Enkidou. Les excès des débuts de son règne servent aussi à contraster avec la sagesse avec laquelle il a exercé sa fonction après ses aventures, instaurant un ordre juste après avoir été dans un premier temps un roi à la conduite peu recommandable[100]. (Aussi), devant la porte même, s'empoignèrent-ils Uta-napishti lui apprend l'existence d'une plante de jouvence, lui permettant de prolonger sa vie, lot de consolation pour ne pas pouvoir obtenir la vie éternelle. C'est l'apanage du temple d'Ishtar : Une fois soûlé du plaisir (qu')elle (lui avait donné), Rédigée en akkadien, elle est connue par plusieurs fragments datés de la période 1800-1600 av. Enkidu, encore plus troublé et déprimé, alité, fait à nouveau un rêve funeste qu’il détaille à Gilgamesh. Pleurez-le, ours, hyènes, panthères, tigres (? La fin de la tablette est trop fragmentaire pour être comprise[82]. Il en sort d’un bond, se saisit des cornes du Taureau et s’adresse à Gilgamesh pour réclamer son assistance. Si cette œuvre relate au moins un des hauts faits du héros attesté dans des textes en sumérien, à savoir la mort de Huwawa/Humbaba, il ne s'agit pas d'une adaptation des récits en sumérien, mais bien d'une nouvelle œuvre à part entière, reposant sans doute en partie sur une tradition orale qui échappe complètement aux historiens. Il décide donc de suivre la courtisane, qui lui apprend à se vêtir, et à boire et à manger comme le font les humains[47]. Et elle lui fit, à (ce) sauvage, » Il t'a fait entreprendre un long voyage, mais il n'y a rien au bout. En fait il est surtout pertinent de comparer en termes de « popularité » ce texte par rapport aux autres textes mythologiques et épiques : si on en juge par le nombre de copies retrouvées pour le Ier millénaire av. [Sont enlevés (?)] Uta-napishti veut lui montrer qu’il n’est d’ailleurs pas fait pour cette éternité de vie. Parmi ces récits, plusieurs relatent des faits repris dans l’Épopée de Gilgamesh, dont la première mouture a manifestement été rédigée après, ou bien ayant un lien avec ses thématiques sur la mort. J.-C.), il est célébré dans des hymnes commandités par les souverains de cette lignée, qui se présentent comme ses « frères » et se placent sous sa protection. L'attribution de cette version standard (et pas de la première version, paléo-babylonienne) à ce personnage est en tout cas acceptée par plusieurs assyriologues, qui voient la patte de cet auteur derrière la nouvelle tonalité de cette version (sans forcément rejeter la possibilité d'« éditions » postérieures)[38]. pour les principaux textes circulant dans le milieu intellectuel mésopotamien. Elle suit la trame de la version d'origine, mais comprend divers remaniements qui modifient sa tonalité, plus méditative, sapientiale (visible en particulier dans le nouveau prologue), et ajoute certains passages dans la trame narrative, dont sans doute celui du Déluge qui n'est pas attesté dans les fragments des versions anciennes et est transposé à partir du récit mythologique appelé Atrahasis[36]. Le contexte hittite est particulier en cela que l’Épopée de Gilgamesh y est adapté en deux langues parlées en Anatolie à cette période, à savoir le hittite et le hourrite. Plusieurs personnages féminins jouent un rôle dans le déroulement de l’Épopée à plusieurs moments. Pleure-le, Ulaia (un fleuve) sacré, aux bords duquel nous nous pavanions ! Cependant, l'appareil nocturne d'une noce avait été mis en place, Et partir, sans tarder, Cancel anytime 1 free audiobook + select Audible Originals. Il a gravé sur une stèle Accoutré à la sauvage, Faisant partie des œuvres littéraires les plus anciennes de l’humanité, la première version connue a été rédigée en akkadien dans la Babylonie du XVIIIe au XVIIe siècle av. Selon A. George, Gilgamesh est alors un devenu une sorte de « héros culturel », en mesure de refonder la civilisation après le Déluge et de permettre à l'humanité de grandir[115]. Après sa redécouverte à la fin du XIXe siècle, l'Épopée se diffuse progressivement auprès d'un lectorat de plus en plus ample et inspire un nombre croissant de créations et de références. C'est cela la vie d'un homme ; c'est cela le destin accordé par les dieux. L’ Épopée de Gilgamesh est un récit épique de la Mésopotamie antique (Irak actuel). J.-C. et ne se diffuse au Ier millénaire av. En tout cas c'est plutôt la figure de Gilgamesh qui a survécu quelque temps, dans des récits ayant au mieux une vague ressemblance avec l’Épopée[161]. La vie-sans-fin que tu recherches, tu ne (la) trouveras (jamais) ! Puis, de nouveau, Sumer l'emporte sur Akkad. Qu’il essaie seulement de rester six jours et sept nuits sans dormir. Puis Gilgamesh se rend au palais avec Enkidu, pour rencontrer sa mère Ninsun et l'informer de leur voyage et de leur combat à venir contre Humbaba[55]. (À travers) toute la forêt, un oiseau commence à chanter : La première traduction en anglais, partielle, est publiée en 1898 par Morris Jastrow dans son The Religion of Babylonia and Assyria, une synthèse de grande importance dans la redécouverte de la religion mésopotamienne. Sois mon mari, Vent-morbifère, Vent-de-Gel, J.‑C., avant qu'une version « standard », relativement stable, ne soit écrite vers 1200 av. [Ni] [entendu] [la] voix : Gilgamesh est une figure importante du folklore de la Mésopotamie antique, attestée dans plusieurs textes de diverses époques en dehors de l’Épopée. J’ai vu partir mon ami très cher, celui avec qui j’ai gravi les montagnes, abattu le Géant Houmbaba et le Taureau du Ciel. Acceptance of human limitations, insistance on human values — this is the teaching of the life of Gilgamesh. Chaque jour ils font retentir (cette symphonie) devant Humbaba. À la Demeure dont les habitants sont déprivés de lumière, Ce travail devient la référence à partir de laquelle sont établies les traductions postérieures, la majeure partie de la trame narrative de l’œuvre ayant alors été reconstituée. Gilgamesh mobilise les artisans d'Uruk et leur fait confectionner une statue d’Enkidu, d’or et de pierres précieuses, et sélectionne dans son Trésor les offrandes funéraires qui lui sont destinées. Elle vient de Sumer et a commencé à être mise par écrit à la fin du 3 e millénaire av. Enkidu décide d'aller les y chercher. Sa première partie relate les exploits de Gilgamesh et de son compère Enkidu, qui triomphent du géant Humbaba et du Taureau céleste, ce dernier suscité contre eux par la déesse Ishtar dont le héros a rejeté les avances. Pleure-le, Saint Euphrate, Le contexte de découverte des tablettes de l’Épopée, quand il est déterminé, est celui des lieux d'enseignement, donc un cadre scolaire, ou bien des bibliothèques des temples et palais du Ier millénaire av. Loin de toi, la paralysie des bras, Oui, jour et nuit, fais la fête, danse, danse, danse encore au son de la musique. Devant lui se tenait la population (entière) d'Uruk, Il la prévient des terribles conséquences que provoqueront les ravages du Taureau : « Ce seront pour le pays d’Uruk sept années de famine ! Une nouvelle traduction complète en allemand, avec un lourd appareil académique, est réalisée par Peter Jensen en 1900 (Das Gilgamíš (Nimrod) Epos). Illustrations de Rémi Saillard. on constate clairement la nature gnostique de l’Épopée. Rien, tu entends ! Ur-Shanabi le prend avec lui pour l’emmener au bain. Sur avant le Déluge ! Dans la seconde, Ulysse a pour point commun avec Gilgamesh d'avoir accompli de longues pérégrinations et de disposer d'une grande sagesse ; la Nekuia du Chant XI de l’Odyssée emprunterait à la tablette XII de la version ninivite de l’Épopée de Gilgamesh[149]. L’Épopée est mentionnée et commentée avec enthousiasme par Rainer Maria Rilke, Hermann Hesse et Thomas Mann ainsi que par le psychanalyste Carl Gustav Jung[167]. Fiche de lecture de 6 pages en littérature : Jacques Cassabois, Le premier roi du monde. Gilgamesh, bande dessinée fantastique de Jean-Yves Mitton et Franck Zimmerman parue chez Soleil en 1996, implique le héros dans une intrigue de science-fiction ayant pour cadre la première guerre du Golfe. Mais Enkidu met en garde son ami contre les paroles de Humbaba, et le convainc de l'achever avant que les dieux que le monstre sert, en premier lieu Enlil, n'interviennent. Retour de son lointain voyage, Et, comme à un bambin, ils lui baisaient les pieds : Deux points doivent être gardés à l'esprit pour bien comprendre la connaissance de l’Épopée de Gilgamesh et les enjeux de sa reconstitution, et qui s'appliquent d'une manière générale aux œuvres littéraires de la Mésopotamie antique. L’Épopée repose en partie sur plusieurs récits en sumérien composés vers la fin du IIIe millénaire av. [À l'appel de] la cigogne, la forêt jubile, Où me tourner ? Enkidu apparaît dans les récits en sumérien relatifs aux exploits de Gilgamesh, plutôt en tant que serviteur de ce dernier, même si la profonde amitié qui les lie ressort de certains de ces textes, en particulier Gilgamesh, Enkidu et les Enfers et la Mort de Gilgamesh, et qu'Enkidu prodigue souvent des conseils à Gilgamesh, comme il le fait dans l’Épopée[121]. Gilgamesh recherche le secret de l’immortalité et il rencontre Outnapshtim, le « Noé » babylonien qui est devenu immortel après avoir échappé au grand déluge. La découverte a un grand retentissement car c'est la première fois qu'on découvre un parallèle aussi évident entre la littérature mésopotamienne et la Bible, et même dans ce cas une source d'inspiration manifeste. La version du 12 février 2020 de cet article a été reconnue comme «, Résumé succinct de la version « standard » de l’, Première tablette : éloge de Gilgamesh et apparition d'Enkidu, Troisième tablette : les préparatifs pour la Forêt des Cèdres, Quatrième tablette : le voyage vers la Forêt des Cèdres, Cinquième tablette : le combat contre Humbaba, Sixième tablette : Ishtar et le combat contre le Taureau céleste, Huitième tablette : les funérailles d'Enkidu, Neuvième tablette : le désespoir et l'errance de Gilgamesh, Dixième tablette : Gilgamesh au bout du monde, Onzième tablette : l'impossible immortalité, et le retour à la vie normale, Douzième tablette : Gilgamesh et les Enfers, Une réflexion sur les limites de la condition humaine, « Ce seront pour le pays d’Uruk sept années de famine ! Gilgamesh décide alors de faire accompagner le chasseur par une courtisane, Shamhat, qui devra user de ses charmes afin de convertir Enkidu aux bienfaits de la civilisation. Te rappelle, sans crainte, La fin des années 1950 voit le début de nombreuses adaptations de l’Épopée de Gilgamesh sous la forme de romans historiques dans différents pays. Que son visage s'assombrit : La version paléo-babylonienne (« babylonien ancien ») de l’Épopée de Gilgamesh est la plus ancienne version de l’œuvre connue, et manifestement la première. Enkidu revient finalement sur sa malédiction et adresse une dernière louange à la courtisane[76]. La postérité de l’Épopée prend beaucoup plus d'ampleur après la fin de la deuxième guerre mondiale. L'épopée de Gilgamesh, le livre audio de ANONYMES lu par Thierry HANCISSE, à télécharger sans abonnement (Premier chapitre gratuit) Gilgamesh aurait réellement existé. — Version paléo-babylonienne, fragments de Berlin et Londres., traduction de J. Bottéro[133]. Toi, l'onagre, la panthère du désert, toi avec qui j'ai gravi la montagne, tué Houmbaba le Géant et coupé les cèdres, toi avec qui j'ai tué le Taureau du ciel, quel est ce lourd sommeil qui soudain t'accable ? La suite de la tablette est encore plus lacunaire. Endormi et mort, c'est tout un ! Tu devrais donc d’abord amonceler du grain et faire abonder la verdure ! À partir de sa première mise en forme vers le XVIIIe – XVIIe siècle av. La crainte de la mort lui fait perdre toute sa superbe, et ses déplorations et la description de ses angoisses donnent à l’Épopée ses passages les plus pathétiques. Dans son édition de 2003, A. George estimait que le texte complet faisait autour de 3 000 lignes, sur lesquelles 2 400 environ sont préservées, mais parmi celles-ci beaucoup sont trop mal conservées pour être intelligibles. Surtout, les similitudes entre les aventures de Gilgamesh et celles du roi Alexandre relatées dans le Roman d'Alexandre (version β, v. Ve siècle, en grec à l'origine, puis traduit et adapté en syriaque, arabe, etc. J.‑C. Et les bêtes sauvages de s'écarter de lui. Dans la version paléo-babylonienne, elle lui délivre un plaidoyer (souvent caractérisé comme « hédoniste ») sur la nécessité de se contenter de profiter d'une vie simple dans un cadre domestique stable, qui est un des passages les plus cités de l’Épopée de Gilgamesh. À la cent vingtième, Gilgamesh en a fini avec les perches. Certains se recoupent, mais aucun ne présente un contenu suffisamment long pour présenter toute l’œuvre ou ne serait-ce qu'une partie significative de celle-ci comme c'est le cas pour la version standard. Ur-Shanabi s’adresse à Gilgamesh : « Écarte-toi du bord, et prends la première perche ; tes mains ne doivent pas toucher l’Eau-mortelle. — Tablette I de la version standard, traduction de J. Bottéro[46]. Ne (me faudrait-il) pas ressembler à Enkidu ? Le moment et la raison de cet ajout ne sont pas déterminés[40]. L’Homme-scorpion dit à Gilgamesh que le chemin dans lequel il compte s'engager, que personne n'a encore parcouru, s'étend sur une très longue distance (douze bêru, soit 120 kilomètres), dans l'obscurité totale. Le combat se mua presque en mythe, en événement fondateur. Gamin de la rue abandonné mais volant au secours des Le message fondamental sur la condition humaine contenu dans l’Épopée est celui de ses limites, avec l'inéluctabilité de la mort : cela est résumé par une sentence du discours de la cabaretière Shiduri dans la version paléo-babylonienne de l’œuvre : « Quand les dieux ont créé les hommes, ils leur ont assigné la mort, se réservant l’immortalité à eux-mêmes »[106]. J.-C. dévie de la version standard, et constitue donc un autre témoignage de l'existence de versions intermédiaires entre celles d'époque paléo-babylonienne et la version standard. L'origine de cette version est difficile à identifier. Il utilise alors ses vêtements ou ceux du nocher, apparemment pour faire une voile et ainsi faire avancer le bateau sur la distance restant à parcourir[84]. Il est également apparu que la littérature en sumérien, précédant la première mise par écrit de l’Épopée de Gilgamesh, comprenait déjà un cycle de textes épiques dédiés à ce souverain, et qui a en partie servi de base aux développements de l’Épopée en akkadien, qui repose aussi sans doute sur une tradition orale qui a complètement disparu. Ninsun, inquiète du sort qui attend son fils, se retire alors dans ses appartements, revêt ses vêtements d'apparat, et se rend sur le toit d'un édifice afin d'adresser une supplique au dieu Shamash, protecteur de Gilgamesh. Il lui demande la route qui mène à Uta-napishti. Quelques-uns disaient même: Veuillez choisir un nouveau mot de passe et indiquer le code secret qui vient d'être envoyé sur votre email, - Découvrez des livres proches des vos goûts, - Partagez votre passion avec d'autres lecteurs, Erreur, vérifiez vos nom d'utilisateur et mot de passe. Uta-napishti lui montre les sept rations de pain à ses pieds dont la plus ancienne est durcie et la dernière juste à point pour lui démontrer que sept jours se sont écoulés[88]. Les champs obligatoires sont indiqués avec * Commentaire. Et fais le bonheur de ta femme serrée contre toi ! Réduisant en ténèbres tout ce qui avait été lumineux. Une partie de ces adaptations est illustrée, surtout lorsqu'il s'agit de publications pour la jeunesse. La version standard de l’Épopée est la version la plus anciennement redécouverte, par les tablettes de Ninive, qui en ont rapidement offert un contenu suffisant pour comprendre l'essentiel de sa trame et de ses principaux épisodes. attribuaient la rédaction de l’Épopée à un auteur précis, Sîn-leqi-unninni, un prêtre exorciste que l'on situe couramment à la fin de l'époque kassite (v. 1300-1200 av. Gilgamesh lui confie l’objet de sa quête, son désespoir et sa peur de mourir. [Au cri] du francolin, la forêt jubile pleinement. La question de savoir si le personnage de Gilgamesh a effectivement existé n'est pas réglée en l'absence de preuves directes. Gazelles de s'enfuir, Ces possibles influences sont très souvent débattues, certains défendant une approche sceptique et restrictive[144], n'acceptant en général la possibilité d'une influence qu'en cas d'emprunt littéraire clair, tandis que d'autres ont une approche plus large et décèlent plusieurs cas d'influences de l’Épopée dans des œuvres de la littérature antique et médiévale qui présentent plus ou moins de similitudes avec l’œuvre de référence[145]. Enkidu décrit alors longuement la condition des âmes vivant aux Enfers : ceux qui ont eu de nombreux fils pour accomplir leur culte funéraire ont une condition envieuse, tandis que ceux morts avec peu d'enfants, ou sans enfants, ou encore ceux morts prématurés, ou bien dans des conditions accidentelles qui ont mutilé leur corps, ou bien ont été brûlés, ou morts dans le désert sans sépulture, ont des conditions qui ne leur offrent aucun repos aux Enfers[93]. (donc l'époque supposée de rédaction de la version standard) aux relations entre les hommes et les dieux (par exemple le Ludlul bel nemeqi, le Dialogue du pessimisme), au fait les hommes ne comprennent pas toutes les décisions divines, qui leur restent impénétrables, et sont donc renvoyés à leur condition inférieure à celle d'un dieu et incités à mener une vie pieuse sans jamais douter des volontés divines[39],[109]. — Tablette XI de la version standard, traduction de J. Bottéro[86]. Le premier roi du monde. Dans ces contextes-là, l’Épopée, et la littérature mythologique et épique d'une manière générale, ne représentent qu'une portion infime des tablettes retrouvées ; par exemple, ils ne représentent que quelques dizaines de tablettes sur les milliers mises au jour à Ninive. Il s'agit d'une traduction en akkadien de la seconde moitié du récit sumérien Gilgamesh, Enkidu et les Enfers, dont le style et le langage diffèrent de ceux des autres tablettes, et qui ne présente pas de continuité évidente avec le reste du récit, qui se conclut à la fin de la onzième tablette. présentant des versions différentes de celle de Ninive et s'accompagnent plus largement d'une meilleure connaissance de la littérature mésopotamienne. En France, l'Épopée de Gilgamesh est inscrite au programme des cours de français du collège en 2008 parmi les « textes fondateurs » à étudier en classe de sixième, ce qui entraîne plusieurs parutions d'adaptations pour la jeunesse chez les éditeurs d'ouvrages pédagogiques[169]. Un serpent, attiré par l’odeur de la plante, sort furtivement de son terrier et s'en empare, rejetant ses écailles. Collection Folio Junior Textes classiques (n° 1504), Gallimard Jeunesse Parution : 27-08-2009. En 1958, le compositeur Bohuslav Martinů crée à Bâle un oratorio, L'Épopée de Gilgamesh (Epos o Gilgamešovi), inspiré de l’Épopée et considéré généralement comme son chef-d'œuvre[162]. C'est une personne sage, décrite comme « omnisciente » (mudāt kalāma), et spécialisée dans l'interprétation des rêves (l'oniromancie), fonction souvent exercée par des femmes dans la Mésopotamie ancienne[129]. Après ces travaux, des traductions plus accessibles à un public non universitaire sont publiées, notamment celle par l'assyriologue allemand Arthur Ungnad en 1911[3]. Pour le punir, les dieux décident de lui faire goûter à l'humanité, dont il ignore la saveur. une porte branlante qui n'arrête ni courants d'air, ni vents ; La faiblesse des genoux ! », etc. Sur le chemin du retour, au cours d'une halte, Gilgamesh, ayant aperçu un trou d’eau fraîche, s'y jette pour s'y baigner. Dans la version paléo-babylonienne (tablettes de Philadelphie et Yale), le combat s’interrompt à l'initiative de Gilgamesh, Enkidu reconnaissant aussitôt la valeur de son adversaire ; il lui fait des reproches sur son attitude, mais cela n'empêche pas leur amitié de naître[53]. À partir de 2019, la série « La sagesse des mythes » de Luc Ferry, Clotilde Bruneau et Pierre Taranzano relate l'épopée de Gilgamesh, suivant au plus près le texte original[180]. (Si fort que) les jambages en étaient ébranlés, Je serai ton épouse ! Quoi qu'il en soit, cela suscite l'exaspération silencieuse de ses sujets, qui s'en plaignent dans leurs prières, incitant les dieux à lui préparer un rival, Enkidu[44]. L’Épopée ne cache pas non plus sa divinisation annoncée, qui n'était pas ignorée des lecteurs antiques de l'ouvrage. été découverts dans des tablettes paléo-babyloniennes[32]. J.-C. J’aurais brandi ma cognée pour te mettre en morceaux, Shamhat parle alors de Gilgamesh à Enkidu, et celui-ci décide de la suivre jusqu'à Uruk, pour démontrer qu'il est plus fort que lui. La légende s'en empara l'enjoliva. Titre : L'épopée de Gilgamesh en 8 récits Auteur : Muzi, Jean Édition : Flammarion jeunesse ISBN : 9782081244320 À Uruk, le roi Gilgamesh terrorise le peuple par ses injustices et sa violence. Et garde sain et sauf son compagnon ! présentent un contenu qui diverge notablement de l'une à l'autre, ce qui témoigne de l'existence de plusieurs variantes du récit en circulation à ce moment. En 1930, deux ans après avoir publié une première traduction du récit « complet » en anglais, Reginald Campbell Thompson réalise une nouvelle édition des tablettes connues de l’Épopée, comprenant une centaine de fragments de la version standard de Ninive[5]. — Tablette I de la version standard, traduction de J. Bottéro[112]. Une chaussure qui blesse son porteur ! La redécouverte de l’Épopée puis la publication de ses premiers extraits en 1872 par George Smith, correspondant au passage relatant le Déluge, firent sensation en raison des parallèles qu'ils offraient avec la Bible. Se réservant l'immortalité à eux seuls ! Dans l’Épopée, Enkidu est l'« ami » (ibru) de Gilgamesh, celui qui promet de l'accompagner et de le protéger dans ses aventures, et le conseille à plusieurs reprises. ), L’Épopée de Gilgamesh résumée Le poème nous raconte l’histoire d’un grand Roi, le héros Gilgamesh, qui tyrannisait tant son peuple de la cité d’Uruk que les Dieux lui ont créé un vis-à-vis pour détourner ses ardeurs : un être sauvage baptisé Enkidu. En revanche, certains récits d'époque antique et médiévale, sans renvoyer clairement au nom de Gilgamesh, présentent suffisamment de similitudes avec des passages de l’Épopée pour qu'une influence, même lointaine, ait pu être envisagée. J.-C.). Dans le Livre d'Hénoch, la géographie mythique décrite lors des voyages oniriques d'Hénoch présente des similitudes avec les pérégrinations de Gilgamesh lorsqu'il se rend chez Uta-napishti[155]. Monta de l'horizon une noire nuée, Elle suscite depuis l'attention de divers romanciers et romancières, poètes, psychologues, compositeurs et compositrices, etc. Mais ces derniers, reconnaissant en lui une chair divine, le laissent passer après s’être enquis du but de son voyage et après avoir vainement tenté de le retenir en évoquant les dangers qui l'attendent. Le message de l’Épopée de Gilgamesh suit la morale classique de la Mésopotamie antique, relayée par de nombreux textes de sagesse et d'autres mythes, sur les rapports entre les hommes et les dieux, les limites de la condition humaine et en particulier l'inéluctabilité de la mort des humains. Les traductions de l’Épopée qui ont été publiées après les années 1930 doivent donc déjà intégrer des fragments ne figurant pas dans les éditions de tablettes de l’œuvre du début du XXe siècle et publiés indépendamment des autres[8]. ), Des survivances possibles des aventures de Gilgamesh ont été relevées dans plusieurs textes de la littérature de l'Antiquité récente, qui témoignent certes de la continuité de la figure de Gilgamesh, mais ne présentent pas vraiment de ressemblances avec ses aventures dans l’Épopée qui permettent d'envisager une influence littéraire de celle-ci[151]. Uta-napishti s’adresse à son nocher pour lui confier Gilgamesh. Le fleuve monte-t-il en crue pour toujours ? Rien, tu entends ! Car tu n’es qu’un fourneau qui s’éteint au froid ; Gilgamesh est le fils de la déesse mésopotamienne Ninsun. Que je cours la steppe ! Le début de l’œuvre, préservé dans un fragment de Philadelphie, indique que son incipit était « Celui qui surpasse les autres rois » (šutur eli šarrī), les premiers mots d'une œuvre ayant valeur de titre dans la Mésopotamie antique[29]. Nous avons fait un carnage (?) Il entame alors une longue errance dans les espaces désertiques, qui le conduit au bout du monde afin de rencontrer Uta-napishti, survivant du Déluge, qui est immortel. L’Épopée de Gilgamesh connaît rapidement après sa redécouverte un certain écho, en raison de ses liens avec le récit biblique (notamment dans le contexte de la controverse allemande « Babel und Bibel » au début du XX e siècle, questionnant la nature et l'ampleur de la dette biblique envers l'héritage babylonien [163]), également son aspect épique, qui fait qu'on l'a tantôt présentée comme une « Iliade de Babylonie » [164] ou comme une « épopée … » (Podcast), « La Quête de la vie sans fin » (Podcast), « La Quête de la vie sans fin 2 » (Podcast), https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Épopée_de_Gilgamesh&oldid=179695147, Article contenant un appel à traduction en allemand, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Portail:Proche-Orient ancien/Articles liés, Portail:Civilisations asiatiques/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. 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