Ainsi, dans la nuit du 9 au 10 août, une Commune insurrectionnelle se forme à l’Hôtel de Ville et remplace la municipalité légalement établie. Les cahiers de doléances évoquent l’« amour paternel » évoquent « un roi juste et bienfaisant comme un père au milieu de ses enfants », « un père chéri de ses enfants est bien assuré de leur secours », « le père du peuple et régénérateur de la France » ; cité par Pierre Goubert et Michel Denis, C'est pourquoi ces deux journées sont fréquemment connues sous le nom de «. Ainsi, sur une population estimée à 24 millions d'habitants, la France compte environ 4,3 millions de « citoyens actifs » et 3 millions de citoyens « passifs »[90]. Par décret du 27 novembre, le serment est rendu obligatoire pour bénéficier des traitements et pensions versés aux membres du clergé constitutionnel. Le roi, aimé et respecté[Note 3], est perçu comme un « père du peuple », de « la Nation »[19], puis comme « père des Français »[20]. Le tribunal révolutionnaire peut seul juger des crimes politiques. La nouvelle Constitution de l’an III, qui acte la fin de la révolution populaire avec le rétablissement du vote censitaire, est votée par la Convention le 29 messidor (17 juillet 1795). Par ailleurs, alors que les banques parisiennes connaissent un très important développement, et que l'arrivée de Jacques Necker à la direction des finances est faite notamment sous leur influence[16], une crise budgétaire de l’État due à la participation de la France à la guerre d'indépendance des États-Unis, l'oblige à envisager une nouvelle levée d'impôt et pour ce faire à convoquer les états généraux : ce sera dans ce contexte de tensions, l'évènement déclencheur de la Révolution française. Iconoclasme, vandalisme et blasphèmes anti-chrétiens vont être officiellement encouragés par les représentants en mission et par les sociétés populaires, accélérant ainsi l’écroulement de l’Église constitutionnelle patiemment mise en place depuis 1791[204]. Joël Cornette, « L'image qui tue : du père du peuple au roi-cochon ». Le 17 juin 1789 est une grande journée révolutionnaire. François Furet et Denis Richet. Son rôle est considérable : ce comité a des droits particuliers sur les enquêtes, les arrestations, les prisons ainsi que sur la justice révolutionnaire[158] et trouve son autorité dans la Terreur qu’il cherche à étendre et à perpétuer[159]. C'est le cas de l'influent ouvrage d'Edmund Burke, En particulier dans les travaux qui ont interrogé la question de la violence révolutionnaire. La France reste une monarchie mais le pouvoir législatif est passé entre les mains de l’Assemblée constituante. Le pouvoir royal s'en trouve extrêmement affaibli. Ce sont ensuite succéder des évènements qui ont définitivement aboli le système monarchique de l’Ancien Régime. Le roi accepte la cocarde tricolore ? Le roi[Note 27] est pris au dépourvu par la découverte de l’armoire de fer et de ses papiers compromettants ; il se défend mal et nie même l’évidence[135]. Le 19 juin, le clergé, qui compte une minorité de curés sensibles aux problèmes des paysans, décide de se … En 1788, une réforme de l’État est espérée sous son autorité et avec son consentement[21]. En septembre 1788, le Parlement de Paris confirme que les États doivent prendre les formes de 1614[30]. Entre 1797 et 1799, presque toute la péninsule italienne est transformée en républiques sœurs avec des régimes et des institutions calquées sur celles de la France. Après les journées de septembre et la disparition des « enragés »[Note 46], Hébert et ses amis s’attaquent ouvertement aux montagnards, les identifiant à des « nouveaux brissotins » et en demande l’épuration à la Convention[171]. Le peuple cependant croit toujours à la monarchie et s'est écrié « Vive le Roy ! Elle fut marquée par des périodes de grande violence, notamment pendant la Terreur, dans le cadre de la tentative de contre-révolution de la guerre de Vendée, au cours de laquelle plusieurs centaines de milliers de personnes trouvèrent la mort, lors des insurrections fédéralistes ou dans le cadre de luttes entre factions révolutionnaires rivales, qui ont abouti à la mort successive des principales figures révolutionnaires. La bourgeoisie espère l'instauration de l'égalité devant la loi et plus confusément, l'établissement d'une monarchie parlementaire ou d'un gouvernement représentatif[28]. Il souhaitent pouvoir voter par tête et non par ordre 2 ème partie : visionnez à partir de 6’40 jusque 15’30 Que se passe-t-il le 17 juin 1789 ? La Constitution de 1791, achevée le 3 septembre, est acceptée le 13 par le roi qui prête serment de fidélité le lendemain[84]. Ce gouvernement — le plus révolutionnaire et le plus républicain de la Révolution — sera le seul dont les statuts lui permettront de faire exécuter ses volontés[198]. Les Constituants reprennent les idées de Montesquieu, sur la séparation des pouvoirs, et de Rousseau sur la souveraineté populaire ainsi que sur la suprématie du pouvoir législatif[85]. Elle deviendrait la garantie des attentats contre la liberté, parce qu'elle manquerait de la volonté nécessaire pour les réprimer », « cinq paquets de lettres adressées à l'étranger », « le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix », « régime de la liberté victorieuse et paisible », « qui veulent détruire les échafauds parce qu’ils craignent d’y monter », qui accorde ce qu'on lui présente comme une ultime purge parlementaire, « On n’emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers ! Ces défenseurs de la cause populaire sont, comme les girondins, des bourgeois provinciaux qui se méfient des extrêmes[124]. Au printemps, avec l’offensive des coalisés, toutes les conquêtes qui ont suivi la victoire de Valmy sont perdues et la République se retrouve dans une situation militaire pire qu’en 1792 : très vite les frontières sont franchies par les Autrichiens, les Prussiens, et les Anglais au nord et à l'est, les Espagnols au sud-ouest, les Piémontais au sud-est. Ils deviennent des biens nationaux qui seront vendus par lots pour combler le déficit de l'État. À Toulon, dénoncés par les Jacobins relâchés, huit cents rebelles sont fusillés sans jugement, puis, à la demande des représentants en mission, trois cents autres sont condamnés le mois suivant, alors qu’à Marseille la répression ne fait pas trois cents victimes. Mais ces mesures ne suffisent pas à calmer l’agitation sans-culottes et Jacques-René Hébert a beau jeu de dénoncer la faction des « endormeurs » de la Convention, ceux qui veulent mettre sur un même pied les « vrais patriotes » et les indulgents[219], « qui veulent détruire les échafauds parce qu’ils craignent d’y monter ». Cette assemblée peut s’appuyer sur les espoirs de la majorité de la Nation, sur les réseaux de « patriotes ». Le 8 octobre, ce dernier pénètre en Belgique pour obliger les Autrichiens à lever le siège de Lille et les refouler hors des frontières[128]. Il fallait aussi détruire la société d’ordres … La prise de La Bastille le 14 juillet 1789 est devenue le symbole de la chute de l'absolutisme dans le monde entier. Ces armées révolutionnaires départementales (ou provinciales) se sont rendues coupables de nombreux excès ; mais, en licenciant ces armées, le pouvoir porte un coup fatal aux ultra-révolutionnaires (hébertistes) dans les départements dont l’assise militante se trouve réduite à néant. : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Elle marque le début d’une période de grande instabilité institutionnelle en France et en Europe au cours de laquelle se succèdent trois monarchies constitutionnelles, deux éphémères républiques et deux empires, jusqu’à l’avènement définitif de la République au cours des années 1870. À partir de janvier 1790, chaque commune de France organise l'élection de ses élus. Ces insurrections marquent l'effondrement de l'autorité monarchique, incapable de s'interposer, et déclenchent une vague d'émigration de la noblesse[53]. De nombreux prisonniers sont libérés. Les restes de Marat sont retirés du Panthéon, et des massacres d'anciens montagnards détenus dans des prisons (Lyon, Nîmes, Marseille…) ont lieu. Toutefois ces décrets demandent de respecter les femmes, les enfants et les vieillards mais aussi les hommes sans armes. Ils ne veulent pas prendre le risque d’être débordés en affrontant le mouvement populaire — dont ils reconnaissent le bien-fondé des revendications — et essayent plutôt d’en dénigrer les meneurs[164]. Ils se déclarent Assemblée nationale constituante le 9 juillet 1789, ce qui donne le pouvoir à la nation. Après une messe célébrée par Talleyrand, le marquis de La Fayette, suivi par le Corps législatif, jurent fidélité à la Nation, à la Loi et au Roi, puis Louis XVI et la Reine prêtent serment de fidélité à la Nation et à la Loi[63]. Cette fête, qui doit clore la Révolution, se révèle illusoire sur ce plan comme sur celui de l'entente nationale[67]. À votre tour, participez à l'histoire du château de Versailles en soutenant le projet qui vous ressemble : adoptez un tilleul, contribuez au rayonnement du Château ou participez au remeublement des appartements royaux. Malgré la difficulté à dresser des chiffres globaux, on peut estimer à 52 %[57] la proportion d’ecclésiastiques non jureurs ou réfractaires. Il ne tire sa souveraineté d'aucune instance humaine mais doit gouverner avec le consentement des corps constitués. Le 11 août 1789, la dîme est supprimée[Note 6], privant ainsi le clergé d'une partie de ses ressources. À partir du mois d’avril suivant, pour les missions aux armées, la Convention revoit le rôle de chacun des représentants appelés à travailler pour la défense nationale, et, pour limiter leurs missions dans le temps, porte à trois le nombre des représentants aux armées qui sont désormais renouvelés par tiers tous les mois. Les historiens qualifient cette période de « terreur blanche ». Construite en 1686, cette salle de jeu est une propriété privée. Il faudra pourtant attendre le concordat de 1801 pour que la Vendée soit plus durablement pacifiée. L’exécution du roi le 21 janvier 1793, la politique de conquête et d’annexion de la Convention, l’agitation des révolutionnaires dans divers pays d’Europe ainsi que les révoltes vendéennes puis « fédéralistes »[Note 29], font rebondir la guerre à l’extérieur[150] et la provoquent à l’intérieur, plaçant la République dans une situation mortelle. Entre décembre 1793 et février 1794, avec une extrême barbarie, le représentant en mission Jean-Baptiste Carrier fait exécuter plusieurs milliers de personnes à Nantes, où les noyades et les fusillades collectives sont restées sinistrement célèbres[192]. La loi de Prairial est supprimée le 14 thermidor. Le 19 juin, le clergé, qui compte une minorité de curés sensibles aux problèmes des paysans, décide de se joindre aux députés du tiers état pour la vérification des pouvoirs. », Réels, supposés voire inventés (manipulations policières) les complots et notamment les « complots des prisons » sont un thème répétitif que l’on retrouve tout au long de la Révolution : dès les, Lucile Desmoulins, qui n’est pas politisée – contrairement à, Françoise Hébert, comme Lucile Desmoulins n’est pas « politisée ». Les hébertistes utilisent ce mouvement pour déstabiliser le gouvernement[205] et développent le culte des martyrs de la Révolution alors que la Convention adopte le calendrier républicain le 5 octobre 1793. Après une vaine tentative de conciliation de Collot d’Herbois, sous l’impulsion de Robespierre, qui veut abattre la faction qu’il juge la plus dangereuse, le rapport de Saint-Just du 10 mars suivant à la Convention[223] conduit à l’arrestation des principaux chefs hébertistes Jacques-René Hébert, Momoro, Ronsin et Vincent dans la nuit du 23 au 24 ventôse an II. Les plus fameuses sont celle du 12 germinal de l'an III et surtout celle du 1er prairial (20 mai 1795). Un plan d’insurrection contre la Convention, imprudemment proclamé par Ronsin puis repris par Vincent et Hébert (4 mars 1794), précipite la décision[222]. Les députés du tiers état espèrent des réformes. L'historiographie distingue classiquement deux temps, deux révolutions successives, qui ont transformé d'abord le royaume de France en une monarchie constitutionnelle, puis en Première République, mettant fin à une société d'ordres et aux anciens privilèges. Si, en décembre 1793, la situation militaire a commencé à s’améliorer, celle des sans-culottes n’a guère progressé et le mécontentement populaire demeure. L'assignat, qui a perdu toute sa valeur, est remplacé par un autre papier monnaie, le mandat territorial, qui subit en un an le même sort que l'assignat.
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